Vous je ne sais pas, mais moi, finalement, je suis comme tout le monde, j’ai un mal fou à reconnaitre mes erreurs. Si on m’accuse, je me défends. Parfois avec bonne foi, parfois avec mauvaise foi… Mais mettre des mots sur mes erreurs, savoir les identifier, et reconnaitre que j’aurai pu faire autrement… pas facile facile. Mon ego, mon orgueil font que je cherche à me justifier. 

Ca qui est intéressant dans cette histoire, c’est que Jésus ne demande pas à la femme si elle est coupable, ou si elle se reconnait coupable. Il n’essaye pas de trancher avec justice. Et la femme ne se défend pas, n’essaye pas de se disculper ou de rappeler que pour commettre un adultère il faut être 2 alors pourquoi il y aurait qu’elle qui serait lapidée ? Rien de tout çà. Il ne s’intéresse pas à la faute mais encourage juste la femme à ne pas pécher, à chercher à grandir. Il ne lui dit pas qu’elle a fauté auparavant, Il s’en moque, Il lui demande de tout essayer pour ne pas le faire. 

Finalement, je suis comme cette femme adultère. Jésus ne s’intéresse pas à mes fautes passées, mais à mon envie de les dépasser. La grande lessiveuse permanente. J’en ressors plus blanc que blanc. Mais pour cela il faut que je commence par m’accepter comme je suis. Avec mes chutes, pas uniquement mes forces. Savoir identifier mes erreurs…. 

La vie est belle depuis que je sais que Dieu m’aime et m’a déjà pardonné toutes mes infidélités passées et futures… A défaut d’être parfait demain il me demande déjà d’être un peu moins imparfait qu’hier. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,1-11.

Jésus s’était rendu au mont des Oliviers ;
de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils la font avancer,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
Quant à eux, sur cette réponse, ils s’en allaient l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »