« Après avoir lu cela et roulé le livre, Jésus le rendit et s’assit ; et tout le monde dans la synagogue avait les yeux fixés sur lui….. À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. » Luc 4

 

Vous je ne sais pas mais moi, combien de fois suis-je présent, en prière, le cœur bien chaud, tout beau tour prêt à entendre la parole, à le suivre, ce coup-ci c’est le bon, « les yeux fixés sur lui », c’est bon, je suis tout à Lui, je me concentre, rien ne viendra me déranger dans ce dialogue qui va s’établir…. Et soudain, ça y est je l’entends cette Parole, j’entends ce qu’il a à me dire, chut, quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? Non ? Je ne le crois pas …. Instantanément mon cœur se ferme, elle me dérange trop cette parole, comment peut Il me demander cela, et comme tous ceux qui sont dans cette synagogue de cet épisode de l’Evangile je deviens furieux et je Le jetterai bien par la fenêtre ce Dieu qui en veut toujours plus.

 

Finalement je suis comme eux, je voudrai surtout que ma relation à Dieu ne vienne pas trop bousculer mon petit confort et mes petites certitudes. On aimerait mettre notre réception sur « ne pas déranger »

Mais Il est venu nous secouer, pas nous conforter ! bon mais pas trop fort quand même, je suis fragile

A défaut d’être parfait aujourd’hui, Il me demande juste d’être un peu moins imparfait qu’hier.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,16-30.

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.