Je pensais écrire un petit papier sur Thomas, que j’aime particulièrement

et je suis tombé sur l’homélie du Pape François, … tout est dit… attention, ça décoiffe, surtout la fin

Certains ont cru que le Dieu vivant des chrétiens pouvait se trouver dans la méditation, y compris la plus élevée. C’est une erreur car nombreux sont ceux qui n’arrivent jamais au but. D’autres parviennent peut-être à la connaissance de Dieu, mais non de Jésus-Christ, le Fils du Père et troisième personne de la Trinité. Quant aux gnostiques, ils sont de bonnes personnes qui empruntent un mauvais chemin, tortueux qui ne conduit nulle part. D’autres encore on pensé qu’il fallait se mortifier dans la pénitence et le jeûne. Mais tous ces chrétiens n’ont pas rencontré Jésus-Christ, le Dieu vivant. Pélagiens, ils croient que leur volonté leur permet d’accéder à cette connaissance. Or Jésus nous dit que pour le rencontrer il suffit de toucher ses plaies, des plaies que l’on trouve en accomplissant des actes de miséricorde, au corps à corps comme à l’âme, c’est à dire en secourant nos frères blessés par la faim, la soif et le froid, par la nudité et l’humiliation, l’esclavage et la prison, par la maladie. Telles sont aujourd’hui les plaies du Seigneur qui nous demande un acte de foi fondé sur ces plaies mêmes. Il ne suffit toutefois pas de créer quelque fondation et de se faire plaisir en semblant aider les autres en philanthropes! C’est important certes, mais cela n’est pas suffisant. Nous devons comme Thomas toucher les plaies de Jésus, les embrasser concrètement, tel François avec les lépreux. En somme, pour rencontrer le Dieu vivant, un cours théorique ne saurait suffire. Il faut sortir et voir les choses concrètes. Demandons donc à saint Thomas de nous aider à trouver ce courage de toucher les plaies de Jésus et d’adorer ainsi le Dieu vivant.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,24-29.

L’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »  Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »